« Nous nous sommes réunis dans un contexte d'extrême gravité. Nous avons consacré un moment de recueil et de solidarité à l'égard de tous ceux qui ont perdu un être cher, qui on frôlé la mort, qui vivent aujourd'hui dans un traumatisme très profond et qui durera très longtemps. La plupart d'entre nous avons parcouru ces derniers jours les communes sinistrés. Nous avons été confrontés à des drames humains, personnels et psychologiques très profonds en plus de pertes matérielles considérables, qui renforcent encore les épreuves subies. Ce qui a émergé tout d'abord de cette réunion, c'est la très très forte solidarité entre les collectivités territoriales, les départements et les communautés d'agglomérations, notamment de celles qui n'ont pas été touchées par la tempête. Nous remercions très chaleureusement les communautés d'agglomération de Poitiers, Châtellerault, Niort, Angoulême, les départements des Deux-Sèvres, de Charente, pour leur solidarité à l'égard de l'ensemble de la Région et du département de la Charente-Maritime que Bernard Lalande représentait aujourd'hui. Bien évidement c'est Maxime Bono qui est à l'avant poste, non seulement parce que son territoire est touché, mais aussi parce que c'est le principal élu de Charente-Maritime, avec Bernard Grasset pour le Pays Rochefortais. Ma préoccupation en tant que présidente de la Région, avant la séance exceptionnelle du Conseil régional de lundi, était d'écouter et de consulter les élus pour être sûre que ce que nous avons imaginé au niveau de la Région soit bien ciblé sur les attentes et les demandes des personnes et des territoires concernés et d'ailleurs au cours de ce débat nous avons pu préciser et ajuster un certain nombre d'initiatives que nous allons prendre. Je précise également que cette réunion des exécutifs a été précédée par une réunion de travail entre les services de la Région et du Conseil général pour que les aides économiques soient coordonnées. Face à une catastrophe comme celle-ci, il y a d'abord la responsabilité et les compétences de l'Etat, celles du département et de la Région. La Région va faire deux choses. La première est la mise en place d'un fonds d'intervention d'urgence, doté de 3 millions d'euros, pour aider les entreprises à redémarrer le plus rapidement possible, notamment dans les secteurs de la conchyliculture, du tourisme et du nautisme. Un effort particulier sera fait pour faciliter l'accès au crédit avec des garanties apportées par les collectivités. L'idée est de mettre le même montant que le Conseil Général de Charente-Maritime. Les bourses tremplin et désir d'entreprendre vont être mobilisées pour le redémarrage des petites structures. Ce sur quoi la Région va intervenir le plus rapidement possible, c'est la mise en place d'aides directes aux particuliers autours de trois idées : se loger, s'équiper et se déplacer. Nous nous sommes fixés un objectif de 800 à 1000 mobile homes que nous prendrons en charge. Nous en avons livré 20 à Port des Barques , 50 à Aytré et 20 à Charron. Les sinistrés ont tout perdu. Nous allons mettre en place un dispositif comme nous l'avions fait pour les pêcheurs. Des chèques d'urgence de 500 € vont être distribués par le biais des CCAS. Des agents de la région vont venir, c'est déjà le cas à Aytré et à Charron. Il sera possible d'avoir jusqu'à trois chèques par famille. La troisième urgence que les personnes rencontrent c'est les déplacements. Les collectivités vont mettre en place des titres de transport en commun gratuits et la Région va louer des véhicules pour les mettre à disposition des communes pour les déplacements des habitants. Elle va également mettre en place des chèques garantie d'emprunt pour permettre aux gens d'acheter des voitures. Le micro crédit social de la Région va également être mobilisé. Les communes peuvent contacter la Région pour transmettre les demandes des familles. Nous allons intervenir auprès des assurances notamment sur le problème du taux de vétusté. Il faut que les assurances prennent en compte le coût de la remise à neuf. Les actions de promotions touristiques vont commencer le 24 mars. Nous allons lancer un appel à la solidarité touristique dans la région. C'est très attendu par le professionnel du tourisme. »
Pour toute information, s'adresser au 05 46 51 83 59 (Cellule Régionale de Solidarité) ou à la mairie de la commune.