Article du 21/02/2012 à 09:00
Trou d'air inattendu pour Péré
À cause de l'abstention de deux élus de St-Germain de Marencennes, la Cdc ne peut pas revaloriser la compensation attribuée à Péré qui accueille sur son territoire un parc éolien. (photo F. G.)
L'unanimité régnant habituellement au sein du conseil communautaire elle a volé en éclat, à deux reprises, mardi 7 février dernier.

À l'ordre du jour figurait une révision de l'attribution de compensation en faveur de la commune de Péré où est implanté un parc éolien qui génère des revenus qui sont désormais attribués à la CDC depuis la réforme de la taxe professionnelle, mais aussi et surtout des nuisances pour les habitants. La Commission d'évaluation des transferts de charge, qui s'est réunie le 10 janvier, a proposé d'attribuer à Péré 30 % de l'Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (Ifer) perçue sur les éoliennes, soit 11 7 06 €. Il fallait que les conseillers approuvent à l'unanimité, ce qui n'a pas été le cas. Sylvie Rodier et Rémi Gacon, de St-Germain-de-Marencennes, se sont abstenus. « Lors de la dernière commission d'évaluation, plusieurs collègues ont dit que cette modification ne passerait pas si le vote était fait à bulletin secret, a justifié Sylvie Rodier. Je trouve que cela n'est pas courageux de leur part de ne pas assumer leur opinion. Cette répartition a été faite il y a longtemps. Nous sommes la troisième commune à apporter de la taxe professionnelle, et pour autant, nous n'en avons pas un retour conséquent. Sur St-Germain, nous nous sommes battus pour ne pas avoir d'éoliennes trop près des maisons, et pourtant nous subissons quand même des nuisances, notamment en ce qui concerne la réception de la télévision. » Sept jours plus tard, Régis Simmoneau, le maire de Péré, ne décolère pas. « Cette compensation avait reçu un avis favorable en commission. Ces abstentions n'ont rien à voir avec la décision à prendre. C'est un règlement de compte. Les élus de St-Germain souhaitaient obtenir un poste de vice-président. Ils n'ont jamais accepté que Péré en ait un. Cette somme représente 6 % de notre budget de fonctionnement. Je me retrouve dans une situation délicate vis-à-vis du conseil municipal. Cela fait deux ans que nous travaillons sur cette demande. J'organise un conseil municipal extraordinaire, le lundi 20 février. À son issue, nous déciderons si nous continuerons à siéger à la communauté de communes. »
Les élus de St-Germain se sont encore distingués en intervenant au sujet du transfert de charges lié au Centre intercommunal d'actions sociales. Sylvie Rodier a regretté que la commission ait décidé de ne plus se baser sur les demandes enregistrées les années passées, mais de prendre en considération le nombre d'habitants de chaque commune (Cf. p. 10). Elle a présenté les chiffres selon les deux modes de calcul qui laissent apparaître une solution défavorable aux petites communes au profit de Surgères. Thierry Blaszezyk, 2e vice-président chargé de l'action sociale, a précisé que les habitants s'étaient approprié ce service et que les vraies dépenses seraient à juger, à partir de l'année 2011. Ce à quoi Rémi Gascon, de St-Germain, a répondu en dénonçant « un véritable racket des petites communes au bénéfice de Surgères. » Régis Simmoneau a indiqué que c'était aux conseils municipaux de se prononcer. Quant à Jean Gorioux, le maire de St-Georges-du-Bois, il a clos les échanges en indiquant qu'il était « désolé de ce genre de débat par rapport aux objectifs intercommunaux des années à venir. » Le conseil communautaire se prononcera prochainement sur la question.

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