Article du 12/08/2010 à 12:27
Surgères: Les odeurs persistent sur la commune et les environs.
Pour Surgères Alert', Charente-Lait est la cause des odeurs qui persistent dans la cité d'Hélène. (photo C.F.)
Ces deux dernières semaines, les habitants de la cité d'Hélène n'ont pas connu de répit concernant les odeurs nauséabondes qui envahissent parfois les rues.

Certains jours, il n'est pas rare de se promener dans les rues de Surgères et de se sentir assaillir par des odeurs peu agréables. « Et encore vous n'habitez pas la ville ! », souligne Robert Defontaine, co-président de Surgères Alert', le collectif indépendant de défense de la santé et de l'environnement. Il ajoute : « Selon les vents, certaines nuits vers 2 ou 3 h du matin quand ils font de l'épandage on est obligé de se calfeutrer dans nos maisons. Comme en juillet dernier car c'était intenable. Et avec la chaleur en plus, ça veut dire qu'on ne peut pas aérer. » Une situation qui a connu un répit la semaine dernière avant de repartir lundi matin : « le festival Sérénade est terminé ! » lâche-t-il.
Ces odeurs, ça fait longtemps qu'elles existent. Et l'auteur est bien connu des habitants : « Charente-lait et ses eaux usées. Ces matières en putréfaction représentent 384 tonnes par an ». Une enquête publique a été menée en avril 2009 concernant ces problèmes olfactifs, dont les conclusions sont contestées par Surgères Alert' : « Le problème c'est que l'arrêté préfectoral permet d'épandre à 100 m des habitations. En plus Charente-Lait a regroupé à Surgères toutes les fabrications de caséines (N.D.L.R. : protéine de lait) alors que le dossier remis à l'enquêteur parlait de laiteries qui ne font pas de caséines. » Charente-Lait qui possède une nouvelle installation qui épand sur le secteur de Puyravault : « Pour le moment pas trop de nuisances ont été notées puisque les terres choisies sont des céréales. Donc il n'y a pas encore eu trop d'épandage. » Une nouvelle installation qui « aurait dû désengorger les épandages autour de Surgères. » En vain apparemment.
Baisse des impôts
Bref, un combat de longue haleine fait de mobilisations et de pétition (qui avait recueilli 800 signatures)... Et de courrier. Le dernier en date a été envoyé le 14 juillet à la municipalité de Surgères et reprend justement le sujet de la nouvelle installation de Charente-Lait qui « est maintenant opérationnelle et force de constater qu'il n'y a rien de changé, que Surgères est toujours une puanteur. » Dans ce courrier, Surgères Alert' demande aux élus municipaux d'engager la réflexion suivante : « Le patrimoine foncier des surgériens, la qualité de la vie à Surgères sont très altérés, il serait normal que cela se traduise par une baisse notable des impôts locaux, une compensation étant à obtenir auprès des auteurs de ces nuisances, selon le principe 'pollueur-payeur'. »
Et Surgères Alert' reste mobilisé en mettant en place une enquête plus approfondie : « Nous allons demander à plusieurs surgériens dans divers secteurs de la ville de servir de 'nez'. Ils devront remplir un questionnaire au jour le jour sur les caractéristiques des odeurs senties, à quelle heure, la durée... » Une opération qui devrait démarrer à la mi-août. Robert Defontaine conclut : « La seule solution serait la construction d'une station d'épuration dédiée à Charente-Lait. Mais ils disent qu'ils n'ont pas les sous ».

Article rédigé par :
Carine FERNANDEZ

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Le dossier
Le 12 décembre, à 7 h 45, en gare de Poitiers, un groupe de femmes, trente-cinq au total, a pris le train pour Strasbourg, destination le Parlement européen, pour une visite guidée, par la députée européenne Élizabeth Morin-Chartier, élue de la très grande région 'Grand ouest': Bretagne - Pays de Loire - Poitou-Charentes.