Surgères : Sentinelle de l'environnement

Surgères Alert', collectif indépendant de défense de l'environnement, entend faire face aux pollutions et aux nuisances environnementales dont elle déclare le canton victime.
Une nouvelle association est née. Surgères Alert', collectif indépendant
de défense de l'environnement, entend faire face aux pollutions
et aux nuisances environnementales
dont elle déclare le canton victime. Premières actions, une réaction à notre article intitulé 'Le bonheur est dans l'incinérateur' paru
le 4 juin 2009 (L'Hebdo
n° 608) et l'organisation d'une réunion publique d'information, jeudi 18 juin, à la salle du lavoir,
à 20 h 30.
En réponse à l'article publié par l'Hebdo le 4 juin, 'Le bonheur est dans l'incinérateur', Surgères Alert' réagit sur le titre et sur le contenu de cet article et invite les Surgériens et ceux de la communauté des communes à ouvrir les yeux, les oreilles et à se boucher le nez !
En effet, à part les sociétés privées attirées par le message 'Green is gold', tous les organismes gouvernementaux et européens, toutes les associations responsables demandent un moratoire sur les incinérateurs, compte tenu des risques sanitaires et environnementaux.
Le conseil communautaire de Surgères, seul contre tous, fait exception et décide que « le nouvel incinérateur est une certitude » !
Non ! Non et non !
Non, le projet du nouvel incinérateur 4 fois plus puissant qu'aujourd'hui et au même emplacement, ne peut pas être désormais une certitude. Les citoyens de Surgères, il faut les comprendre car le sujet est préoccupant, doivent avoir leur mot à dire et ils ne paieront pas pour être malades.
Non, leurs idées ne sont pas préconçues.
Le président de la République a dit lors de son discours du 25 octobre 2007, pour clore le Grenelle de l'environnement : « La priorité ne sera plus à l'incinération, mais au recyclage des déchets ». Corinne Lepage explique que : « L'incinération n'est pas une solution d'avenir et qu'il ne faut pas réaliser de nouveaux incinérateurs ». Ils ont des incidences graves sur la santé et ils transforment les déchets initiaux en d'autres déchets polluants : particules fines, dioxine, furanes, Cov (composés organiques volatiles), métaux lourds et en d'autres déchets potentiellement très dangereux comme les Refiom, les mâchefers et les fumées.
En choisissant d'incinérer dans la ville de Surgères, sous les vents dominants, 50 000 tonnes de déchets que l'on va chercher de Matha jusqu'à l'île de Ré, les décideurs ont vraiment choisi une solution de facilité. C'est la plus mauvaise solution.
1 tonne incinérée = 1 tonne de rejets nocifs !
Selon le principe de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Une tonne de déchets incinérés se transforme en 50 kg de Refiom (Résidu d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères) très dangereux + 300 kg de mâchefer (potentiellement dangereux) + 600 kg de fumées pathogènes (nox + un cocktail de molécules potentiellement dangereuses et incertaines) + 50 kg de CO2 (gaz à effets de serre).
De plus, la directive 2008/98/CE du parlement européen et du conseil du 19 novembre 2008, article 23, signifie que « toute autorisation ayant trait à l'incinération de déchets avec valorisation énergétique est subordonnée à la condition que cette valorisation présente une efficacité énergétique élevée ».
Le choix évoqué par le Conseil communautaire, de récupération de l'énergie générée par le brûlage des ordures ménagères qui pourrait permettre le chauffage du Glac et celui de l'abattoir voisin, ne répond à aucune efficacité élevée, mais surtout à une obligation légale, une sorte de droit d'entrée, pour pouvoir installer un nouvel incinérateur. En effet, il ne s'agit que d'une efficacité restreinte (sans retour sur la population qui pourtant finance) s'adressant uniquement à deux entreprises privées, dont la pérennité n'est pas garantie et pour une période de chauffage limitée dans l'année, au vu de celle du fonctionnement du four et de sa nocivité (24h/24 et 365j/365).
Ainsi, le Conseil communautaire et les décideurs du Smictom, font une fausse démonstration pour justifier l'installation d'un futur gros incinérateur pourtant dangereux pour la santé de toutes les personnes qui séjournent à Surgères, coûteux et limitant la revalorisation des déchets utiles qui seront 'bêtement' brûlés pour alimenter le four.
En effet, pour faire fonctionner un incinérateur il faut apporter du pouvoir calorifique en brûlant malheureusement, des déchets organiques, du papier, du carton, qui pourraient être revalorisés par recyclage et/ou par méthanisation.
Sachant par ailleurs, que depuis le 20 février 2009, un comité de pilotage, sous l'égide du préfet, réfléchit à un nouveau schéma de traitement des déchets au niveau départemental et compte tenu du Grenelle de l'environnement et des directives européennes, il est impensable que l'on investisse avec autant d'empressement, ici, dans la communauté de Surgères, 50 millions d'euros dans une installation dont les performances environnementales ne correspondront plus, ni aux objectifs de cette réflexion, ni aux futures orientations en matière de traitement des déchets.
Il est certain qu'au terme de cette réflexion vers 2014, on s'orientera vers une diminution des déchets par un traitement à la source, un tri sélectif accru et pourquoi pas la pesée embarquée, voire à l'abandon complet de l'incinération à cause des futures pénalités européennes dissuasives (selon le principe du pollueur/payeur).
Ce projet est une erreur. Il faut un NON ferme et massif à l'incinérateur. Surgères Alert', collectif sans étiquette politique, constitué de citoyens du canton, soucieux des dégradations de la qualité de leur environnement, invite la population de Surgères et de la communauté de communes à une réunion de présentation jeudi 18 juin,
à 20 h 30, à la salle du lavoir, pour en savoir plus sur le thème du traitement des déchets et sur les futurs projets. Au cours de cette réunion, il sera également présenté les actions déjà menées sur les mauvaises odeurs, liées à l'épandage des eaux usées de Charentes-Lait.
Contact : Surgères Alert',
44, rue Gambetta 17700 Surgères.
Courriel : surgeres.alert@gmail.com