Article du 26/08/2010 à 15:18
Saint-Jean-d'Angély:"Trop c'est trop!"
L'an passé la manifestation avait rassemblé un grand nombre de participants (photo B.M.)
L'association SOS rivières et environnement organise un grand rassemblement citoyen pour la sauvegarde de nos rivières le 4  septembre à l'écluse de Bernouët.

Trop de retenues (de substitution) tue les réserves (en eau) ! Dans toute la région, chaque été c'est le même constat : toutes nos rivières s'assèchent et les nappes phréatiques se vident. Dans le même temps, les coûts de dépollution pèsent toujours plus sur vos factures. Comme l'an dernier, nous vous invitons à témoigner avec nous. Le maïs est une plante tropicale inadaptée à nos sols et à notre climat : les énormes quantités d'eau qui lui sont nécessaires sont supérieures à nos ressources et concurrencent dangereusement notre approvisionnement en eau à usage domestique. Les pesticides et nitrates utilisés dans cette culture intensive polluent les eaux des nappes et des rivières. La construction de réserves de substitution ou 'bassines' n'apporte pas de solution pour résoudre le problème de pénurie estivale. Depuis 25 ans, l'agence de l'eau Adour-Garonne (dont dépend la Boutonne) a financé 40 barrages et 1 900 retenues collinaires, pour un total de 180 M d'€. Pour quel résultat ? Tous les étés, nos rivières sont moribondes. Aujourd'hui, le Conseil Général de Charente-Maritime a voté à l'unanimité, moins 3 voix, une somme de 18 M d'€ pour de nouvelles bassines, soit 20 % des sommes subventionnées. Qui paie ? Nous tous, à travers nos impôts locaux, dont la part départementale a augmenté de 20 % en 6 ans ! L'agence de l'eau Adour-Garonne en financera 40 % grâce aux redevances de nos factures d'eau... l'État complétera à hauteur de 75 % de la facture totale, là encore à la charge du contribuable ! Ces retenues réclamées avec véhémence par une infime minorité d'agriculteurs prétendent améliorer la gestion de l'eau. Elles ne règlent en fait que la sécurisation de l'approvisionnement en eau pour une irrigation massive. Nous sommes en présence d'un groupe de pression qui remet en cause toutes les décisions de préservation et menace de ne pas respecter les restrictions. L'intérêt général n'est pas respecté : plus d'eau dans nos rivières, c'est la fin de toute forme de vie aquatique, animale et végétale, avec des conséquences dramatiques pour la pêche, le tourisme, le canoë, la baignade... Les pouvoirs publics actuels cèdent à cette pression : le Préfet de Région vient de reporter à 2017 l'application de la directive-cadre européenne qui oblige les États à la 'reconquête du bon état écologique de l'ensemble des masses d'eau' d'ici 2015. Là encore, les pénalités dues à l'Europe pour manquement à cette directive seront à la charge des contribuables. Refusons que l'argent public profite aux intérêts privés d'une minorité. Défendons une agriculture préservant notre environnement, notre santé et nos emplois. » Le rendez-vous est prévu samedi 4 septembre à partir de 10 h à l'écluse de Bernouët. Les participants sont invités à apporter un pique-nique.
Rens. SOS Rivières et environnement au 05 46 32 50 15, 06 72 95 15 77 ou 06 71 49 35 26.

Actualité Flash info
Le dossier
Le 12 décembre, à 7 h 45, en gare de Poitiers, un groupe de femmes, trente-cinq au total, a pris le train pour Strasbourg, destination le Parlement européen, pour une visite guidée, par la députée européenne Élizabeth Morin-Chartier, élue de la très grande région 'Grand ouest': Bretagne - Pays de Loire - Poitou-Charentes.