Article du 29/03/2012 à 10:24
Présidentielles: Copé et compagnie
Didier Quentin, Jean-François Copé et Dominique Bussereau. (photo C. F.)
Jean-François Copé, secrétaire général du groupe UMP, était en meeting à Rochefort, le 14 mars, poursuivant ainsi son tour de France pour mobiliser les Français derrière Nicolas Sarkozy.

Après avoir fait une visite express de la frégate L'Hermione, c'est dans une salle chauffée à blanc que Jean-François Copé a fait son entrée. Il s'est frayé un passage dans la salle du Palais des congrès bondée, une délégation de jeunes sarkosystes étant là pour rajeunir l'assemblée aux tempes plus que grisonnantes, et acclamer, tels des 'politicks stars', les élus UMP locaux qui ont ouvert le bal des discours.

Si Jean-Louis Léonard, député maire de Châtelaillon, a fustigé la « violence » de la campagne électorale, Didier Quentin, a souligné que François Hollande « [surfe] sur la base d'un anti-sarkozysme primaire ». Poussant la réflexion dans les méandres nauséabonds de l'histoire de France : « Pour un peu, il a recréé l'OAS, l'organisation anti-sarkozyste ». Le cinquantième anniversaire des accords d'Évian, proche du meeting, aurait-il inspiré le député maire de Royan ? D'aucuns jugeront la pertinence de ce jeu de mots, dont l'auteur a ensuite été salué par J.-F. Copé au début de son allocution, qualifiant l'orateur de « poète » : « Il nous amène à méditer sur la version XXIe siècle de l'OAS ». Une manière comme une autre de désamorcer le propos de l'intéressé.


Ça a été au tour de Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime, rabiboché avec J.-F. Copé pour l'occasion*, de souhaiter la bienvenue au député maire de Meaux, dans la 2e circonscription de Jean-Louis Léonard. Et de présenter deux challenger pour les élections législatives : Frédéric Neveu candidat à Saintes et Sally Chadjaa dans la
1re circonscription. Et un militant de lâcher dans le creux de l'oreille de son voisin, une fois la jeune femme assise : « Elle ne passera pas ».

Reconquête des territoires
Une fois un tour de famille effectué pour les remerciements d'usage,
J.-F. Copé a parlé d'« un grand plan stratégique de reconquête pour 2014 des territoires perdus » qui sera lancé « au lendemain des législatives » : « Je ne saurais accepter que les grandes réformes que nous menons pour la France soient bloquées parce que des collectivités locales aux mains des socialistes aggravent les déficits, les dépenses de fonctionnement et la dette. »


Avant ce meeting, J.-F. Copé n'avait pas caché le but de son déplacement en Charente-Maritime : « C'est un appel à la levée en masse pour que tous les Français qui ont envie de soutenir Nicolas Sarkozy se mobilisent ». Il s'est acquitté de sa mission en parlant de l'UMP comme du « parti des droits et des devoirs » illustrant ses propos par la mise en avant de la « valeur travail » opposée aux 35 h ; « la générosité » opposée à « l'assistanat. Et quand on n'a pas l'argent pour le payer c'est du socialisme » ; « le courage de prendre des décisions (...) et de dire non lorsque certains corporatismes viennent bloquer le pays ». Et de reprendre les grands traits de la campagne présidentielle : baisse des déficits et de la dette, relance de l'emploi par la compétitivité et la production en France, travailler plus pour regagner du pouvoir d'achat...

Petit tacle au passage à Ségolène Royal, lorsque J.-F. Copé a abordé la crise économique : « Vous imaginez aisément ce qu'eut été la France présidée pendant 5 ans par Ségolène (...) elle aurait été incapable de prendre pour notre pays les décisions courageuses qui s'imposent. »


Côté Europe : les bienfaits de la Pac pour l'agriculture, Schengen et la politique d'immigration... Bref, une soirée qui sentait bon la campagne.

*dans un article paru dans les colonnes du Figaro en août 2011, Dominique Bussereau jugeait J.-F. Copé de « trop libéral et trop conflictuel ». Durant la conférence de presse, qui a précédé le meeting de Rochefort, il s'est expliqué : « J'avais une certaine forme de désaccord. On s'est beaucoup parlé avec Jean-François après ».

Article rédigé par :
Carine FERNANDEZ

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