Article du 19/08/2009 à 17:07
Le point de vue de... Thierry Gallais (Le Grand café - Surgères)
Au Grand Café, certains prix ont été baissés dès le 15 juin.


« Nous sommes adhérents au syndicat l'Umih qui a signé l'accord avec l'État, donc c'est logique d'appliquer une répercussion de la baisse de la TVA. Nous avons baissé sur les entrées, plats, desserts, plat du jour, café, thé, soda, jus de fruit, eau. Il y a des produits pour lesquels ce n'est pas possible, comme l'entrecôte, car le prix d'achat est cher et les fournisseurs, depuis le 1er juillet, ont fait des augmentations au moins de 3 points. On a aussi baissé nos prix sur le bar, par exemple sur les sirops à l'eau que l'on vend beaucoup. On a même commencé à appliquer cette baisse de tarifs à partir du
15 juin, lorsque l'on a refait nos nouvelles cartes. On a aussi investi pour le confort du client avec des cartes murales, des films opaques vitres, une machine à café qui améliore la qualité de travail et du produit. Concernant l'engagement de l'amélioration des conditions sociales du personnel, c'est en partie fait même s'il y aura certainement des révisions de salaires et des réajustements : il y a 3 ans, quand Jacques Chirac était président de la République, a été signé un accord tripartite entre syndicat professionnels, syndicats salariés et État prévoyant une augmentation du Smic hôtelier de
200 €, la 6e semaine de congés et le passage des 39 h aux 35 h pour les salariés. En contrepartie, Jacques Chirac avait promis que l'Europe donnerait la TVA à 5,5, sauf qu'on ne l'a eu que maintenant, et que depuis 3 ans, par contre, on applique cet accord tripartite. Ça a mis en difficile beaucoup de commerces, puisqu'en compensation, il n'y avait pas de TVA à 5,5. En attendant, l'État a créé des primes CHR (café, hôtel, restaurant) par rapport au nombre de personnel, à leur qualification... qui sont supprimées à partir du 1er juillet. Avec cet accord d'il y a 3 ans, l'État a fait une ingérence dans notre profession et a mis en grande difficulté le milieu professionnel. Il a aussi plombé pas mal les entreprises avec l'interdiction de fumer ; nous, l'an passé, les
3 premiers mois on a perdu entre 15 et 20 % de notre chiffre d'affaires sur le bar. Ça a creusé le fossé et porté préjudice aux établissements les plus fragiles. Les commerces sont tellement en difficulté dans les métiers de bouche dans la restauration que je comprends que certains collègues n'aient pas répercuté la baisse de la TVA, il y a des gens qui ne peuvent pas le faire. Ceux qui vont en profiter, ce sont surtout les gros groupes. »

Article rédigé par :
Christelle PEGUIN

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Le dossier
Le 12 décembre, à 7 h 45, en gare de Poitiers, un groupe de femmes, trente-cinq au total, a pris le train pour Strasbourg, destination le Parlement européen, pour une visite guidée, par la députée européenne Élizabeth Morin-Chartier, élue de la très grande région 'Grand ouest': Bretagne - Pays de Loire - Poitou-Charentes.