Le point de vue de... Alain Guillon (Chez Charles & Gisèle - Surgères)
« Cette baisse de TVA va nous permettre de garder la personne que nous employons à temps partiel, car, depuis janvier, avec la conjoncture on pensait être obligés de la licencier. En tant que restauration ouvrière, la TVA à 5,5 permet de respirer un peu, mais pour baisser des prix déjà bas, c'est difficile. Nous avons une carte à 10,50 € avec entrée, plat, dessert et 1/4 de vin. Nous ne pouvons pas faire mieux, d'autant que le prix des matières 1res augmente, tout comme l'électricité. Nous sommes à l'extérieur de la ville et on est toujours en train de se battre pour essayer de faire un peu de chiffre. Et avec la crise ça devient difficile. Déjà, avec l'interdiction de fumer, nous qui faisons un peu de bar, nous avons vu partir les clients. Et maintenant, on ressent avec un décalage de 2 à 3 mois, l'annonce des licenciements dans les entreprises. À Surgères, il y a eu Sassaro, PR2, PRV... tous nos clients habitués. Alors, on essaie de se diversifier par exemple par des soirées savoyardes le week-end, on fait des galettes, on se bouge au niveau de la carte. Depuis 6 mois on fait de la vente à emporter, on essaie d'avoir une autre clientèle parce qu'il faut faire du chiffre. »
Article rédigé par :
Christelle PEGUIN