
« Tant que je n'aurais pas reçu un courrier officiel,
signé de qui de droit, je ne serais pas suspendu du Mouvement Démocrate. »
C'est par ces mots qu'Alexis Blanc commente sa soit-disant suspension ou exclusion du parti centriste. Il se déclare donc toujours MoDem légitime et plus que jamais président du mouvement dans le département.
« Il ne s'agit, ni plus ni moins, que d'intoxication et de désinformation.
Aucun adhérent de Poitou-Charentes, même auto-affublé d'un
titre ronflant, n'a légitimité pour affirmer et écrire que le Président du
Mouvement départemental le plus important de la région est « suspendu » ou «
exclu » du Mouvement Démocrate. »
Il poursuit donc sa campagne sur la liste de Ségolène Royal qui a tendu la main aux centristes, leur proposant cinq sièges en cas de victoire.
Malgré son obstination à se réclamer MoDem légitime, Alexis Blanc n'en dénonce pas moins la politique de son parti et ses choix pour les régionales. Il voit aussi plus loin que ce scrutin : « Les dirigeants du Mouvement Démocrate, malgré leur manque de lucidité dans la préparation des élections régionales, savent qu'un parti politique qui exclut ses cadres est un parti qui se meurt. Ils ne feront pas cette erreur d'appréciation d'autant plus que François Bayrou sait que, le moment venu, il aura besoin de récolter au moins 500 parrainages s'il veut pouvoir courir une nouvelle fois à l'élection suprême à laquelle il pense tant. »
Suspendu ? Il a peine à y croire sachant que le parti vient de l'affubler de documents de campagne : « Enfin, si j'étais réellement « suspendu » ou « exclu
» du Mouvement Démocrate, je pense que je n'aurais pas reçu jeudi dernier, à
mon domicile personnel d'Oléron, un colis de 20 kg contenant 500 exemplaires du
Livre Orange à « distribuer aux adhérents de Charente-Maritime » et accompagné
d'un mot de François Bayrou. »
On peut aussi appeler ça un joli sac de noeuds...