Article du 30/04/2009 à 08:45
Confessions d'un pirate
Les lieux qui arborent ce logo proposent un accès gratuit à Internet. Leur supprimera-t-on l'abonnement si un client vient télécharger illégalement à leur insu ? (photo DR)
Stéphane B. a beaucoup téléchargé, mais maintenant il s'est 'calmé'. Non pas parce qu'il a peur de la loi Hadopi, mais simplement parce qu'il n'a plus temps de visionner tous les films qu'il a accumulés. Confessions, principes et recommandations.

Stéphane B. a été pirate compulsif. Des films, il en a de plein disques durs, qu'il regardera peut-être quand il sera à la retraite parce que pour l'instant... il n'a plus le temps.
Lui, c'était les films, parce que la musique, elle est accessible gratuitement sans nécessité de la télécharger. « Je n'en télécharge pas de musique. Il y a Deezer* qui est un moyen légal d'écouter de la musique ». Et quand il lui arrive exceptionnellement de télécharger de la musique, il affiche des principes. « Je ne télécharge pas les jeunes artistes. Quant aux artistes qui quittent la France pour ne pas payer d'impôts, le mieux... c'est de ne même plus les écouter ».
Stéphane B. ne nie pas que la production et la création intellectuelle méritent rémunération. Mais en la matière, il voudrait une égalité de traitement pour tous ceux qui vivent des productions de leurs neurones. « Il faut un principe d'égalité. La production intellectuelle doit être protégée de la même manière pour tous, pour un brevet sur un médicament comme pour une chanson. Pourquoi les artistes seraient une haute caste bien plus protégée que les autres ? Au bout de 20 ans, une production artistique devrait tomber dans le domaine publique, comme un brevet. Sans égalité, pas de légalité ! »
Pour éviter le piratage de la musique, il avance même une solution : « Si un artiste veut gagner du blé, il n'a qu'à offrir son album avec les places de concert. Si tu paies pour voir le concert d'un chanteur et que tu as apprécié le spectacle, tu repars immanquablement avec son album. Idem pour un film. Ça ne coûte rien un CD... Je dis oui au piratage de l'industrie, pas de l'artisan ».
Quant à la loi Hadopi : « C'est de la m... et à mon avis elle va vite voler en l'air parce qu'elle présente beaucoup de défauts. Que va-t-on faire par exemple avec tous ces lieux où le Wi-Fi est libre et gratuit ? Exemple : un étudiant télécharge à la fac ou chez Mac Do. Il se fait pincer, on supprime alors l'abonnement de la fac ou du Mac Do ? »

* Deezer, est un service gratuit et illimité d'écoute de musique en ligne (streaming) se présentant sous la forme d'un site Internet. Il compte un effectif de près de
7 millions de membres pour un total de 3,7 millions de chansons écoutables sur le site.

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Le 12 décembre, à 7 h 45, en gare de Poitiers, un groupe de femmes, trente-cinq au total, a pris le train pour Strasbourg, destination le Parlement européen, pour une visite guidée, par la députée européenne Élizabeth Morin-Chartier, élue de la très grande région 'Grand ouest': Bretagne - Pays de Loire - Poitou-Charentes.