Catherine Quéré se représente

Catherine Quéré, dans sa permanence saintaise. (photo S. B.)
La députée Catherine Quéré a été investie par
le Parti socialiste et
sera candidate sur
la troisième circonscription.
Sortie d'un mandat dans l'opposition parlementaire, la députée aspire bien à revenir sur son siège du Palais du Luxembourg, mais cette fois-ci côté majorité. « Ce mandat m'a enthousiasmée, m'a énormément intéressée. J'ai fait mon travail à fond, mais il y a quelque chose de frustrant à faire partie de l'opposition, s'explique Catherine Quéré.
Liberté de la presse
Pouvant se prévaloir d'avoir fait passer une loi sur la suppression de la discrimination dans les délais de prescription prévus par la loi de la liberté de la presse, mais aussi d'une résolution contre la disparition du régime des droits de plantation viticoles, la députée désire néanmoins, lors du prochain mandat, avoir plus encore la possibilité d'intervenir, en espérant un basculement du parlement, avec comme fil conducteur : le projet Hollande.
« Les soixante propositions de notre candidat m'enthousiasment. Il va falloir légiférer pour que les choses s'améliorent. Les gens n'ont plus d'argent, beaucoup de problèmes. Les jeunes de moins de 25 ans sans famille ont des difficultés pour se former. La situation en général des jeunes et des personnes âgées se précarise. Je vois des personnes qui n'arrivent plus à se chauffer, qui sautent un repas sur deux », constate-t-elle.
D'un point de vue économique, la socialiste indique également sa préoccupation sur les relations entretenues par les entrepreneurs et les banques : « Beaucoup de chefs d'entreprises éprouvent des difficultés à emprunter, même pour des faibles montants. Ce sont pourtant elles qui font de l'emploi. On peut observer la même chose, chez les agriculteurs ou dans les collectivités locales. Ces restrictions empêchent l'économie de se développer et entraînent une augmentation du chômage ».
C'est un défi
Forte des différents projets suivis, notamment via le fonds parlementaire, au cours de sa mandature, la candidate prône aussi un meilleur soutien aux collectivités locales : « Elles sont moins financées par l'État, leurs projets sont par conséquent en baisse. Ceci entraîne dès lors une baisse de l'activité. Il faut savoir que l'investissement de ces dernières représente 70 % de l'investissement public ».
Portée par les sondages favorables du candidat Hollande, sa bataille débutera, pour elle, après les présidentielles, avec la même équipe, et son suppléant, James Rouger. « C'est un défi. Depuis 1988, il y a eu un changement de député dans la circonscription à chaque élection ». Jusqu'à celle-ci, elle désire rester « une femme de terrain au service de tous » en parcourant le territoire au fil des projets, des assemblées générales et des inaugurations tout en tenant ses permanences parlementaires à Saintes et à Saint-Jean-d'Angély. Elle entend bien également porter haut la candidature du présidentiable Hollande : « Depuis le meeting du Bourget, nous sommes assaillis de militants qui viennent chercher des tracts à distribuer. C'est encourageant, nous sommes optimistes ».