Dossier du 20/01/2010 à 17:41
Entretien avec Alexis Blanc
Alexis Blanc, leader du MoDem 17, rallie Ségolène Royal au risque de son exclusion du parti. (photo L'HEBDO)
La fronde du MoDem 17 place Alexis Blanc sur le devant de la scène politico-médiatique. Mais qui est donc Alexis Blanc ?

Même la presse nationale a fait ses bonnes colonnes de la fronde charentaise-maritime au sein du MoDem. C'est que l'affaire remue de vieilles histoires, notamment celle du 'je t'aime, moi non plus' qui s'est noué entre Ségolène Royal et François Bayrou depuis les présidentielles 2007.

On a beaucoup parlé de vous dans tous les médias depuis ce week-end, qui êtes-vous ?
Alexis Blanc : « J'ai 34 ans, je suis marié, deux enfants. Conseiller municipal du Château-d'Oléron et président du Mouvement démocrate de Charente-Maritime. Dans ma vie professionnelle, je suis recteur administratif et financier d'une école de commerce de la région. »

Vos détracteurs vous décrivent comme un arriviste.
A. B. : « Je ne personnalise pas les choses en tant que président du MoDem 17. Je suis d'abord le porte-parole de tous les adhérents. Depuis plusieurs semaines, ils me poussent à accepter au nom de notre département, la main tendue de Mme Royal. Samedi dernier, ils ont voté à une écrasante majorité. Nous sommes des démocrates. J'ai donc été mandaté de faire savoir à l'équipe sortante que nous sommes partants pour faire une liste au premier tour. »

Pourquoi pensez-vous que votre stratégie est la meilleure ?
A. B. : « Parce que les adhérents du département sont des gens sérieux et responsables. Par ailleurs, ils sont soucieux de cohérence. Le bilan de Ségolène Royal est excellent. Même les élus de sensibilité de droite le disent en privé ! À partir du moment où nous partageons le projet qui va être porté, il est cohérent de partir avec elle au 1er tour. Qui peut croire que l'on peut sérieusement constituer un projet entre les deux tours ? »

Avez-vous convaincu des militants des autres départements de vous suivre sur la liste de Ségolène Royal ?
A. B. : « En ces temps difficiles, il faut d'abord penser aux citoyens qui traversent une crise économique particulièrement difficile. De très nombreux adhérents de Charente, Deux-Sèvres, de la Vienne et de notre département ne veulent pas que la droite gouverne la Région et à ce titre ils souhaitent nous suivre dans cette démarche d'ouverture dont nous sommes les éclaireurs ! »

Qu'allez-vous apporter, vous et les quatre autres 'dissidents' au sein de la liste de Ségolène Royal ?
A. B. : « Nous allons proposer d'intégrer à son projet des thèmes qui nous tiennent à coeur : le développement économique de nos territoires avec développement de partenariats publics/privés ; la création d'un fonds de capital-risque régional pour aider les PME ; une politique de logements pour les jeunes ménages notamment sur le littoral ainsi que le maintien des services de la santé dans les zones enclavées. »

Vous être confiant malgré le climat délétère qui règne depuis le vote de samedi dernier ?
A. B. : « Oui, au-delà de ces péripéties qui peuvent ressembler à de la cuisine politicienne, ma volonté comme celle de mes soutiens est de travailler au service de la région et de ses habitants. Pour faire en sorte que demain soit meilleur qu'aujourd'hui ! »

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Qu'en pensez-vous ?
L'Etat va se serrer la ceinture, limiter ses dépenses et donner l'exemple. Selon vous, les représentations de l'Etat dans le département et dans la région doivent-elle en faire de même ?
Oui, il n'y a pas de raison
Non, ce n'est pas nécessaire
M'en f... ils font ce qu'ils veulent de nos impôts.